
Mikaël Micheau-Vernez écrit : « Micheau-Vernez peint et dessine jusqu’à sa mort, mais détruit aussi beaucoup. Ses maîtres complémentaires seront Cézanne, Gauguin et Bonnard. Avec l’obstination de toute une vie, il aura la conviction que leurs œuvres ne sont pas une fin en soi et que l’on peut continuer dans la recherche et la voie qu’avaient tracé ces précurseurs. Érudit sur l’apport et l’invention des maîtres, technicien du mariage des couleurs, il s’essaie aux audaces de nouvelles harmonies que l’on sent raisonnées, dans une construction toujours originale. La peinture est avant tout un art de la couleur, répétait mon père et il précisait : la musique et la peinture sont très proches l’une de l’autre. Beethoven, par la construction et la couleur, est un grand peintre, comme Gauguin ou Cézanne sont pour les mêmes raisons de grands compositeurs. Ainsi, ma peinture est comme la musique, chaque partition est une abstraction en soi, et pourtant l’ensemble de la composition est signifiant. »
Micheau-Vernez n’expose qu’avec parcimonie. Le galeriste Armand Drouant (1898-1978) à Paris le découvre le 2 octobre 1977, alors que l’artiste a 70 ans, et lui consacre une exposition en mars 1978. Le critique d’art André Parinaud (1924-2006), directeur du mensuel Galerie des Arts, écrit dans le no 178 : « Il est peu d’existence plus discrète, plus secrète dans la simplicité que celle de cet artiste et d’œuvre plus éclatante de couleurs, de soleil et de jeunesse. L’ancien élève de Maurice Denis a retenu la leçon des nabis, la pureté intangible du geste artistique, la pudeur pour toute démarche. À 71 ans, il a accumulé une œuvre considérable que bien peu connaissent, dont son ami Magnelli qui tentait de le faire sortir de sa réserve. On va donc voir l’œuvre d’une vie surgir à la lumière, mais une œuvre réalisée dans la clarté solaire et pour mieux célébrer sans doute la sensualité profonde de la vie. Sa peinture proclame l’assurance, la force, elle est structurée, affirmée, fougueuse. Chaque touche capte la lumière avec une qualité de précision technique qui montre la sûreté de la main. Mais le métier serait peu de chose sans cet œil amoureux, gourmand, attentif et profond qui commande l’intention du peintre. Ce sont des pépites de soleil enchâssées par un magistral sertisseur. »
Le critique d'art Jacques Dubois publie le 15 mars 1978, dans la revue L'Amateur d'Art : « Alchimiste de la couleur, il en a pénétré tous les mystères. Peintre de la forme, il en reconstitue les termes avec un art confirmé, procédant par juxtaposition de taches de couleur pure, appliquées au couteau, dans un style très personnel, relevant d’un tempérament fort, optimiste où le mouvement est mû par un geste musical qui nous transporte dans un monde sur lequel règne le soleil. Un talent sûr, une âme profonde, une science faite de recherches et d’expériences. »
Lakaet en deus al Levraoueg Niverel Breizhek ha Europeat da bal , skoazellet gant an IDBE, niverelaat ha lakaat el linenn teulioù liesseurt evit neb-ar-gar, teulioù gante un tamm talvoudegezh istorel, yezhel, lennegel pe o tennañ d'hor glad diwar hêrezh
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